Mieux comprendre les douces violences
28 février 2021

Ne pas se perdre

Aujourd’hui les maitres mots sont « Il est interdit »…

Les interdits se multiplient, se contredisent. Les directions se croisent, s’entrecroisent,  s’emmêlent même… Quitte à ne plus laisser d’espace pour réfléchir, quitte à oublier ce temps précieux pour regarder et voir ce qui se passe autour de nous.

Apeurés, inquiets par ces overdoses de médias anxiogènes, nous avons mis de côté notre bon-sens, ne nous laissant aucun autre choix que celui dicté par « des experts »…

Ne pas penser, surtout ne pas penser.

Notre société bascule dans une précarité sans précédent, nos enfants découvrent un monde masqué, où seuls nos regards traduiront la puissance de nos émotions. Les écoliers, les collégiens, les lycéens, les étudiants sont eux aussi enfermés dans des protocoles stricts… irréalisables parfois.

Les portes de notre liberté se referment un peu plus chaque jour. La culture est anéantie, elle ne tient que par quelques possibles tenus par les écrivains, relayés par les éditeurs et les libraires… Et par quelques aventuriers des rues.

Comment en sommes-nous arrivés là ?

Comment notre monde a-t-il pu basculer dans ces inepties de contradictions ?

Le pouvoir et l’argent sont-ils seuls responsables de ce gâchis incroyable ?

Notre planète abrite de multiples ressources ainsi que des millions d’espèces animales, végétales, entre autres.  L’une d’entre elle apparait comme particulièrement compétente, douée d’une intelligence impressionnante, d’une grande capacité d’adaptation et de créativité qui se nomme l’espèce humaine.

Elle se compose d’hommes et de femmes, d’enfants de différentes origines, de différentes cultures, vivant dans différentes régions du globe. Tous ont une histoire, des repères, une vie aux multiples profils. Mais surtout, TOUS ont un point commun : ce sont des êtres humains.

Ils sont censés vivre ensemble, ce qui exige beaucoup d’humilité et de coopération. Cependant, depuis la nuit des temps, la force est venue se placer dans la comparaison des groupes au détriment parfois de la raison.

L’être humain a eu besoin de se comparer, de se battre pour montrer sa force et par là même son pouvoir. La force est apparue comme une richesse incomparable, qui ne s’échange pas mais se négocie. Au fil du temps elle s’est matérialisée par une monnaie d’échange. La richesse est devenue visible, palpable, capable de fructifier bien plus vite que l’être humain.

Une machine infernale du « toujours plus » s’est mise en route. Les temps sont devenus modernes…l’homme a construit des machines pour l’aider à aller toujours plus vite, toujours plus loin. L’air virtuel a envahi notre quotidien, notre vie, notre logique. Et faute d’anticiper et d’accepter que nous ne pouvions pas faire n’importe quoi sur cette planète qui nous accueille depuis si longtemps, notre folie des grandeurs a abusé des ressources, abîmer les équilibres, jouer avec les modifications génétiques…

Aujourd’hui, un minuscule virus nous impose d’être raisonnables… Mais certainement pas fous !

Serait-il possible d’envisager les choses sans lobbyings, sans autorités abusives, sans filtre politico ’égoïste ?

Serait-il concevable d’entendre les incohérences de certains projets, de certains choix face à la fragilité de nos vies ?

Nous sommes tous vulnérables, nous sommes tous mortels.

Qu’attendons-nous pour faire attention à nous réellement, autrement que par des mesures contradictoires ?

Aujourd’hui chaque être humain fait partie de statistiques. Nous sommes au cœur d’une gestion de masse. Selon notre personne (joli jeu de mot… Ne serions –nous personne ?)  Nous serons classés, repérés, conduits dans des normes étroites où la liberté de penser risque aussi de s’appauvrir si nous n’y veillons pas avec obstination.

Les chiffres (que nos ancêtres ont inventés avec tant de curiosité et d’enthousiasme !) se retournent contre nous. Certains les manipulent pour leur faire dire … Qu’il faut interdire !

Où est passé notre humanité ? Où a-t-elle pu glisser pour se laisser embourber dans ces codes financiers et politiques où la raison n’a plus de sens.

Ne faudrait-il pas alors être à contre-sens ? Du côté du bon sens ? Du côté de cette prudence qui a du sens pour chaque être humain ?

Alors même si aujourd’hui, ce trouble planétaire est perturbant, il est important de croire que nous pouvons faire autrement, que les possibles sont juste là… Derrière cette porte qu’ILS tentent de refermer sur nous… Et que nous sommes nombreux à ne pas vouloir de ce monde-là ! 

 

                                                                           Christine Schuhl mars 2021

 

 

 

 

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